juin 172013
 

Question :

Quelle est la marque du vernis pour toile peinte à l’huile, qu’on pose après 2 semaines de séchage ?

Réponse :

Il faut un vernis « à retoucher » pour peinture à l’huile.

Il existe en aérosol sous plusieurs marques. La plus courante est Krylon, mais Sennelier, Pébéo, Winsor et Newton en font aussi.

Le séchage de la toile doit être complet en surface (environ 2 semaines) pour la vernir.

Le vernis sèche vite. Environ 1 heure. Mais reste un peu collant pendant 24 heures.

 

juin 062013
 

Question :
J’ai terminé une peinture en glacis et j’ai fait une petite erreur.
Je vous explique : Je n’ai pas fait les couches de toutes les couleurs au même moment : une journée les roses, l’autre les feuilles.
Hier j’ai finalisé mes feuilles et j’ai fait quelques petites retouches ici et là. Ce matin, je remarque que j’ai des touches de brillances ici et là.
Ce n’est pas super voyant, mais ça me dérange.
Je sais que l’idéal serais de faire une autre couche partout mais pour aller plus vite, puis-je étendre une mince couche de liquin sans peinture pour continuer la brillance partout?
Peut-on se servir du liquin comme medium pour séchage rapide pour une toile de technique ordinaire, le gras sur maigre devient-il alors non applicable.
Je sais qu’il existe des mediums spécialement conçu pour ça, comment s’en sert-on lors de toile à plusieurs couches ordianires, on le mélange en même temps qu’avec le mélange huile et solvant ?

Réponse :
Oui, vous pouvez utiliser le Liquin et le poser en couche régulière. Certains artistes l’utilisent pour vernir leurs toiles. La brillance sera égale sur toute la surface.

On peut utiliser le Liquin pour simplement accélérer le séchage. Mais il faut du même coup, subir et accepter sa transparence. N’oublions pas qu’il est conçu pour les glacis.
Étant donné qu’il transforme la peinture à l’huile en peinture alkyde, on ne peut pas l’intégrer dans un processus habituel de «gras sur maigre». S’il sèche vite, il ne peut pas aller par-dessus une couche de peinture dans laquelle on a mis un mélange d’huile et solvant. Il l’empêcherait de sécher. Il faut utiliser le Liquin de la première à le dernière couche.

Les médiums à peindre qu’on trouve dans le commerce, sont composés de quoi ? On ne le sait pas. Les artistes se font eux même leurs mélanges. Il existe plusieurs recettes.
Le mélange solvant + huile est idéal. On augment la quantité d’huile avec les couches.
On peut y ajouter du vernis à retoucher pour accélérer le séchage. Une quantité identique à chaque mélange. Seule l’huile augmente.
On peut aussi remplacer le vernis par du siccatif.
On peut remplacer l’huile de lin par de l’huile d’œillette. Moins jaune, plus belle, mais un peu plus longue à sécher.

Personnellement, la seule fois où j’ai utilisé du médium à peindre acheté dans le commerce, la peinture a mis beaucoup plus longtemps à sécher. Plus de deux semaines, pour une couche très mince.

N’hésitez pas à essayer plusieurs méthodes, sur des petites toiles cartonnées. Juste pour voir les résultats, dans quelques jours et quelques semaines. Vous pouvez prendre des notes.

juin 062013
 

Question :
j’ai une question à laquelle aucun pédagogue ne répond dans les ouvrages comme Parramon.
Vous parlez de 3 tons sur une petite vidéo. J’en parle aussi car c’est pour moi la règle de trois, pour monter une proposition. C’est le secret de la lumière et il y a des peintres très forts pour ça.
Alors pour monter un ton, j’imagine que l’on va employer un blanc, mais pour le descendre en ombré, quel teinte allez vous choisir?
Ou bien faut il un nuancier?
Délicate question. personnellement par rapport à ma gamme, les froids, je les monte au bleu de prusse et les chauds, à la terre d’ombre brulée.
Mais y a il une règle?

Réponse :
Si on ne trouve rien d’objectif dans les livres, cela ne veut pas dire qu’aucune règle ou technique n’est utilisée. Peut-être, simplement, qu’on ne peut pas tout dire dans les livres. Il existe un bon ouvrage, que j’ai à mon atelier, qui s’intitule « Mieux peindre à l’huile ». On y parle de sujets généralement pas ou peu traités dans les autres livres.

Pour répondre à votre question, en tenant compte que depuis les impressionnistes, nous n’utilisons plus le noir, lorsque je dois foncer une couleur, j’utilise ce raisonnement.
Une ombre doit être aussi foncée que la lumière est forte.
Un ombre, reçoit toujours de la lumière qui réfléchit sur les surfaces environnantes, et plus ces surfaces sont claires, plus l’ombre en reçoit.
Si la lumière est chaude, l’ombre est froide et vice-versa.
Selon cette théorie, j’utilise la couleurs locale du sujet, mais plus foncée :
Pour un blanc -> du gris, pour du jaune -> de l’orange ou de l’ocre, pour un rouge -> un rouge plus foncé, un brun ou un violet, pour un brun -> un brun plus foncé, etc..
Je commence avec une couleur pure, puisqu’elle va être ensuite mélangée. Je cherche celle qui représente le mieux la couleur du sujet, mais en plus foncé. J’y ajoute, par mélange sur la palette, mais aussi directement sur la toile, pour conserver une certaine modulation, les couleurs décrites plus haut pour refroidir (du bleu) ou réchauffer (du brun) l’ombre, et une couleur un peu plus pâle pour représenter le reflet de la surface environnante. EN général, j’utilise la couleur de cette surface.

Bien des artistes utilisent encore le noir de Mars, qui est un mélange donnant un noir rougeâtre.
Le gris de Payne est aussi très utilisé. Il est très foncé et bleuté.
Personnellement, pour les parties les plus noirs d’un tableau, j’utilise un mélange de 2 couleurs foncées et complémentaires.
Bleu outremer ou bleu cobalt avec de terre d’ombre brûlée ou du terre de Sienne brûlée
Vert émeraude avec rouge carmin ou Cramoisi d’Alizarine.
Bleu Phtalocianine avec rouge cadmium foncé.

Mais il est vrai que plus on utilise du noir et plus la couleur rabattue est terne. Parfois, il vaut mieux une couleur très foncée (violet, marron, vert) que du noir.
Tout dépend de l’harmonie colorée du tableau, de la dominante, de la couleur de la lumière, etc..
Il est donc très difficile, voire impossible de dire quelle est la meilleure couleur pour foncer les ombres dans un tableau.
Du même fait, il n’est pas toujours judicieux d’utiliser le blanc pour éclaircir une couleur. Mais là c’est encore tout un chapitre.

juin 052013
 

En peinture à l’huile, il est important de respecter la règle du « gras sur maigre ».
Pour me faciliter la tache et pour être certain de bien respecter cette règle, je me suis préparé 3 flacons contenant chacun, un mélange de solvant et d’huile de lin, dans de bonnes proportions :

  • Un flacon portant le numéro 1, contient un mélange de 75% de solvant et de 25% d’huile de lin;
  • Un flacon portant le numéro 2, contient un mélange de 50% de solvant et de 50% d’huile de lin;
  • Un flacon portant le numéro 3, contient un mélange de 25% de solvant et de 75% d’huile de lin.

Ainsi, je mélange du numéro 1 à ma peinture lors de la pose de la première couche, du numéro 2 pour la deuxième et du numéro 3 pour la troisième couche.

Avec cette méthode je suis certain de respecter la règle du « gras sur maigre ».

Qu’arriverait-il si cette règle n’était pas respectée ?
La peinture à l’huile sèche par oxydation au contact de l’oxygène. Il faut que chaque couche sèche dans l’ordre chronologique, de la première à la dernière. Si la dernière couche était plus maigre que la précédente, elle sécherait plus vite et empêcherait l’oxygène d’atteindre la sous-couche. La surface de la peinture n’aurait pas d’appui solide et craquerait.