mar 302016
 

À la suite de l’atelier spécial « Créativité en acrylique et Époxy », plusieurs participants m’ont demandé si on pouvait appliquer de la résine époxy sur une peinture à l’huile. J’ai trouvé la réponse sur le site de Art-Resin. Oui, on peut appliquer de l’époxy sur presque toutes les surfaces.

« Can I use ArtResin® over oil paintings and oily surfaces?

  • Yes, you can use ArtResin® over oil paint once it has dried thoroughly. ArtResin® will fully bond to and seal in any dry oil painting.« 

Et sur cette page vous trouverez (en anglais, malheureusement) toute une foule d’informations sur l’époxy :  http://www.artresin.com/pages/faq

 

juin 042015
 

Réponse à une question pertinente :

« Pour se lancer dans des paysages, faut-il prendre des cours de base, pour avoir quelques notions de perspective etc. ? »

Réponse :

Pour réussir un paysage incluant un bâtiment ou tout autre sujet en trois dimensions, il est nécessaire d’y appliquer la règle de perspective. Du moins, si vous souhaitez réaliser un tableau réaliste. Un paysage comprenant uniquement des éléments naturels ne nécessite pas forcément une application de la perspective linéaire, mais par contre, il faudra sans doute utiliser les règles de la perspective aérienne, afin de donner de la profondeur au tableau. En conclusion, pour obtenir un beau résultat, il faut avoir un minimum de connaissances et les cours sont un bon moyen pour acquérir rapidement ces connaissances et les utiliser dès vos premières touches.

nov 152014
 

On me pose si souvent la question, qu’il fallait bien que je donne la réponse, ou du moins ce que je pense être une bonne réponse, ci.

Comment estimer le prix de vente d’une toile ?

Voici quelques indications qui peuvent vous aider à mettre un prix de vente sur vos œuvres.

Il n’y a aucune règle ou obligation et le prix de vente est entièrement libre.

Voici, cependant, une règle de calcul utilisée par de nombreux artistes plus ou moins amateurs que l’on rencontre sur les symposiums et expositions.

Pour les toiles de moyen format, le prix est aux alentours de 1$ par pouce carré. Par exemple, une toile 16 x 20 po. ferait 320 $

Pour les toiles de grand format, le prix peut baisser vers 75 ou 50 cents le pouce carré.

Pour les plus petits formats, on additionne la longueur et la largeur et on multiplie par 10 le résultat.
Par exemple, une toile 5 x 7 po. Donnerait : 5 + 7 = 12 x 10 = 120 $.

Mais une toile a surtout la valeur que vous lui donnez. Il vaut mieux la vendre au prix qu’on ne regrettera pas plus tard.

Lorsqu’on voit partir une toile qu’on a créée, il faut être à l’aise avec le prix qu’on en demande.

nov 092013
 

Question :

Pourquoi s’évertuer à faire un beau dessin avant de commencer à peindre, sachant que les premières couches l’effaceront ?

Réponse :

Il y a bien des façons de faire le dessin avant de peindre. Il y a aussi bien des façons de ressentir le dessin.

Tout d’abord, un dessin succinct peut suffire, pour peindre par la suite. Il faut simplement que le dessin nous indique où mettre la peinture.

Le dessin peut aussi n’être fait qu’à la peinture au fur et à mesure que le tableau se fait. Dans ce cas, il faut être très expérimenté en peinture.

Un dessin très poussé, peut nous aider dans un tableau très réaliste. Il peut même être poursuivi par une première couche de peinture monochrome ou carrément en noir et blanc.

Pour ma part, je dessin différemment selon le tableau. Pour un paysage, un simple dessin à la ligne, fait directement à la peinture me suffit. Lorsque je peins un portrait sur commande, je fais un dessin au fusain très réaliste, avec les ombres et lumières, que je fixe et je peins par la suite, à l’aide de glacis transparents, afin de garder mon dessin visible le plus longtemps possible à travers ma peinture. Ainsi, je ne risque pas de modifier mes proportions et je peux me concentrer entièrement sur la couleur.

Mais dans tous les cas, peindre c’est aussi dessiner, mais avec de la couleur. Car le processus d’observation reste le même.

Et même lorsque le dessin disparaît entièrement sous la peinture, il n’est jamais vain, car, en plus de nous avoir procuré du plaisir, il nous permet de nous améliorer.

oct 222013
 

guerrillaJ’ai eu plusieurs questions concernant mon matériel de peinture en plein air, et notamment sur mon chevalet. Et d’ailleurs, pas plus tard qu’hier, lorsque je peignais sur le motif au Mont-St-Bruno, une dame m’a demandé la provenance de mon chevalet.
Il ne s’agit pas vraiment d’un chevalet, mais d’une boîte à pochade Guerrilla, qui s’installe sur un trépied pour appareil photo.
Il existe plusieurs modèles, de différentes tailles et ils viennent avec toute une panoplie d’accessoires adaptés aux différents médiums.
Malheureusement, on ne trouve pas ce matériel dans nos magasins habituels. Je commande mes produits par Internet chez Delta-Art à Edmonton et parfois directement chez Guerrilla.
http://www.guerrillapainter.com/9×12.html

 

juin 192013
 

La couche de fond est utilisée pour donner à la toile une couleur ou une texture avant de commencer à peindre. Elle permet d’éliminer le blanc de la toile qui peut nous gêner dans l’évaluation de nos couleurs et qui peut aussi être difficile à couvrir entièrement lorsqu’on peint notre tableau.

Pour appliquer une couche de fond, on peut utiliser un pinceau assez gros, plat et en soies de porc. Les soies de porc s’usent moins vite sur une toile vierge et abrasive, que les fibres synthétiques ou en martre.

La couleur à utiliser dépend de la couleur dominante du tableau. On peut peindre la couche de fond dans une couleur proche de la dominante ou dans sa couleur complémentaire, ce qui aura pour effet de faire vibrer les couleurs et d’augmenter les contrastes.
La couche de fond peut être appliquée de façon uniforme avec une couleur unique, ou en modulation avec plus d’une couleur.

Certains artistes peignent sur des couches de fond toujours identiques, comme le rouge ou le noir et peu importe la couleur du sujet. Cela fait partie de leur technique propre, de leur style.

juin 192013
 

Question :
Qu’est-ce que du fusain compressé? Est-ce la même chose qu’un crayon de charcoal? Je voudrais l’utiliser pour écrire les informations en arrière de la toile.

Réponse :
Le fusain compressé est identique au fusain en crayon. Il s’agit d’une poudre de fusain concentrée et collée, comme un pastel sec.

La grande différence, c’est que ça noircit beaucoup plus fort et plus foncé que le fusain à esquisse (vigne ou saule). C’est aussi beaucoup plus gras et donc, difficile, voire impossible à effacer.

Je ne m’en sers jamais sur une toile pour faire le dessin, mais oui, parfois, pour les indications à l’arrière. Mais je n’appuie pas fort. J’ai peur de le voir apparaître dans mon beau ciel bleu uni !

juin 172013
 

Question :

Quelle est la marque du vernis pour toile peinte à l’huile, qu’on pose après 2 semaines de séchage ?

Réponse :

Il faut un vernis « à retoucher » pour peinture à l’huile.

Il existe en aérosol sous plusieurs marques. La plus courante est Krylon, mais Sennelier, Pébéo, Winsor et Newton en font aussi.

Le séchage de la toile doit être complet en surface (environ 2 semaines) pour la vernir.

Le vernis sèche vite. Environ 1 heure. Mais reste un peu collant pendant 24 heures.

 

juin 062013
 

Question :
J’ai terminé une peinture en glacis et j’ai fait une petite erreur.
Je vous explique : Je n’ai pas fait les couches de toutes les couleurs au même moment : une journée les roses, l’autre les feuilles.
Hier j’ai finalisé mes feuilles et j’ai fait quelques petites retouches ici et là. Ce matin, je remarque que j’ai des touches de brillances ici et là.
Ce n’est pas super voyant, mais ça me dérange.
Je sais que l’idéal serais de faire une autre couche partout mais pour aller plus vite, puis-je étendre une mince couche de liquin sans peinture pour continuer la brillance partout?
Peut-on se servir du liquin comme medium pour séchage rapide pour une toile de technique ordinaire, le gras sur maigre devient-il alors non applicable.
Je sais qu’il existe des mediums spécialement conçu pour ça, comment s’en sert-on lors de toile à plusieurs couches ordianires, on le mélange en même temps qu’avec le mélange huile et solvant ?

Réponse :
Oui, vous pouvez utiliser le Liquin et le poser en couche régulière. Certains artistes l’utilisent pour vernir leurs toiles. La brillance sera égale sur toute la surface.

On peut utiliser le Liquin pour simplement accélérer le séchage. Mais il faut du même coup, subir et accepter sa transparence. N’oublions pas qu’il est conçu pour les glacis.
Étant donné qu’il transforme la peinture à l’huile en peinture alkyde, on ne peut pas l’intégrer dans un processus habituel de «gras sur maigre». S’il sèche vite, il ne peut pas aller par-dessus une couche de peinture dans laquelle on a mis un mélange d’huile et solvant. Il l’empêcherait de sécher. Il faut utiliser le Liquin de la première à le dernière couche.

Les médiums à peindre qu’on trouve dans le commerce, sont composés de quoi ? On ne le sait pas. Les artistes se font eux même leurs mélanges. Il existe plusieurs recettes.
Le mélange solvant + huile est idéal. On augment la quantité d’huile avec les couches.
On peut y ajouter du vernis à retoucher pour accélérer le séchage. Une quantité identique à chaque mélange. Seule l’huile augmente.
On peut aussi remplacer le vernis par du siccatif.
On peut remplacer l’huile de lin par de l’huile d’œillette. Moins jaune, plus belle, mais un peu plus longue à sécher.

Personnellement, la seule fois où j’ai utilisé du médium à peindre acheté dans le commerce, la peinture a mis beaucoup plus longtemps à sécher. Plus de deux semaines, pour une couche très mince.

N’hésitez pas à essayer plusieurs méthodes, sur des petites toiles cartonnées. Juste pour voir les résultats, dans quelques jours et quelques semaines. Vous pouvez prendre des notes.

juin 062013
 

Question :
j’ai une question à laquelle aucun pédagogue ne répond dans les ouvrages comme Parramon.
Vous parlez de 3 tons sur une petite vidéo. J’en parle aussi car c’est pour moi la règle de trois, pour monter une proposition. C’est le secret de la lumière et il y a des peintres très forts pour ça.
Alors pour monter un ton, j’imagine que l’on va employer un blanc, mais pour le descendre en ombré, quel teinte allez vous choisir?
Ou bien faut il un nuancier?
Délicate question. personnellement par rapport à ma gamme, les froids, je les monte au bleu de prusse et les chauds, à la terre d’ombre brulée.
Mais y a il une règle?

Réponse :
Si on ne trouve rien d’objectif dans les livres, cela ne veut pas dire qu’aucune règle ou technique n’est utilisée. Peut-être, simplement, qu’on ne peut pas tout dire dans les livres. Il existe un bon ouvrage, que j’ai à mon atelier, qui s’intitule « Mieux peindre à l’huile ». On y parle de sujets généralement pas ou peu traités dans les autres livres.

Pour répondre à votre question, en tenant compte que depuis les impressionnistes, nous n’utilisons plus le noir, lorsque je dois foncer une couleur, j’utilise ce raisonnement.
Une ombre doit être aussi foncée que la lumière est forte.
Un ombre, reçoit toujours de la lumière qui réfléchit sur les surfaces environnantes, et plus ces surfaces sont claires, plus l’ombre en reçoit.
Si la lumière est chaude, l’ombre est froide et vice-versa.
Selon cette théorie, j’utilise la couleurs locale du sujet, mais plus foncée :
Pour un blanc -> du gris, pour du jaune -> de l’orange ou de l’ocre, pour un rouge -> un rouge plus foncé, un brun ou un violet, pour un brun -> un brun plus foncé, etc..
Je commence avec une couleur pure, puisqu’elle va être ensuite mélangée. Je cherche celle qui représente le mieux la couleur du sujet, mais en plus foncé. J’y ajoute, par mélange sur la palette, mais aussi directement sur la toile, pour conserver une certaine modulation, les couleurs décrites plus haut pour refroidir (du bleu) ou réchauffer (du brun) l’ombre, et une couleur un peu plus pâle pour représenter le reflet de la surface environnante. EN général, j’utilise la couleur de cette surface.

Bien des artistes utilisent encore le noir de Mars, qui est un mélange donnant un noir rougeâtre.
Le gris de Payne est aussi très utilisé. Il est très foncé et bleuté.
Personnellement, pour les parties les plus noirs d’un tableau, j’utilise un mélange de 2 couleurs foncées et complémentaires.
Bleu outremer ou bleu cobalt avec de terre d’ombre brûlée ou du terre de Sienne brûlée
Vert émeraude avec rouge carmin ou Cramoisi d’Alizarine.
Bleu Phtalocianine avec rouge cadmium foncé.

Mais il est vrai que plus on utilise du noir et plus la couleur rabattue est terne. Parfois, il vaut mieux une couleur très foncée (violet, marron, vert) que du noir.
Tout dépend de l’harmonie colorée du tableau, de la dominante, de la couleur de la lumière, etc..
Il est donc très difficile, voire impossible de dire quelle est la meilleure couleur pour foncer les ombres dans un tableau.
Du même fait, il n’est pas toujours judicieux d’utiliser le blanc pour éclaircir une couleur. Mais là c’est encore tout un chapitre.